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Toi, tu creuses.

18h13

Publié le 22 Septembre 2014 par Santakam

Elle était sa paix, son calme
Le charme des plaies incandescentes
La main qui empêche de couler le napalm
Son "pourquoi", son "parce que", la meilleure de ses descentes.

Indécente, cette part féminine accusatrice
Cette manière de dire "Je sais ce que tu as fait, je l'ignore, je le devine et je m'en fiche"
Il cherche alors le pardon dans les reins de cette actrice
Le plus beau purgatoire, où l'amour et la peur se nichent.

Elle vient du coton, un truc pur, presque agaçant
Morceau de fille spontané, naïf et natif
Qui se heurte en douceur à ce brun décapant
Sans histoire, sans idylle, juste tranché dans le vif.

C'est l'expérience, la tentation, le contrôle qui dégénère
Ils s'apprennent, se comprennent et se quittent sans tactique
C'est le coton, sur le papier de verre
L'émulsion de deux cœurs qui battent en acoustique .

Cette fille n'est au départ qu'un jeu,
Un truc non homologué.
Elle parle, pour deux,
Mais il est le seul à l'embrasser.
Et les lèvres se font aveu,
Presque brûlant
Qu'importe la taille des bleus,
Ils seront tous les deux perdants.

Ce garçon est l'Aventure brisée
Un liste intrinsèque d'écorchures et d'envies
Creusées par le sel des illusions sales et décolorées,
Que traduit l'abstinence du ressentis.
Combat implicite, rapport de force total,
Que la désespérance peut rendre espoir
La main dans sa nuque, l'autre dans ses dorsales
D'une violence feinte, d'une beauté rare.

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17h28

Publié le 22 Septembre 2014 par Santakam

Il me dit "Je suis cosmonaute,
Ca vend du rêve aux gars de comptoir."
Alors, j'acquiesce, c'est pas ma faute,
Si cet homme m'a semblé bizarre.

"Petit, j'avais promis à une fille la lune.
Tu vois ? Je tiens quand je jure.
Elle a fini par se faire la belle, ma brune,
Avec un vendeur de voiture.

Tu sais les étoiles sont toutes pareilles"
Qu'il me souffle d'un air triste.
Puis il me chante là, à l'oreille,
"Mais j'ai un secret, je suis pianiste".

"Tous les soirs, je m'fais des orgies.
De sons, de notes, de mélodies.
J'suis fait pour ça, c'est trop navrant,
j'aurais du m'être un peu plus franc.

Moi la lune j'en ai rien à faire.
Je lui plais pas, elle me laisse de glace.
Je préfère quitter l'atmosphère,
Faire de ses courbes ma carapace."

Il est beau mon cosmonaute.
A lui tout seul, c'est un jeu de piste.
Et je m'accroche, c'est pas ma faute.
J'aime son secret, j'aime le pianiste.

Dernier cul sec, pianotant sur le bar
Il cherche son La, intensément
Et en moi tout s'affole, se barre.
Je peux devenir son instrument.

Seulement, il est triste mon Beethoven.
Il a pas l'air qui veut s'marrer.
Le feu des notes ne brûle pas les peines.
Et son être vibre, désaccordé.

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