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Toi, tu creuses.

Les sciences inexactes

Publié le 10 Octobre 2014 par Santakam

A nos sciences inexactes, celles qu'on ne peut pas prévoir.
Au brûlis de nos corps calcinés sous le feu des projecteurs.
A nos sciences innées, nos êtres inactivés
A ce que l'on bâcle avant même d'avoir commencé, au futur vendeur
A nos sciences peu connues, à l'étude douloureuse
A nos sciences inexactes, celles que l'on aime dangereuses.
L'étude de nos liens, la thèse du désengagement,
Nos monnaies d'amour, notre amour de l'argent..
Nos liens frelatés et nos cœur éraflés.
Je brûle nos décors sous le froid embrasé.
A nos sciences inexactes, cultivées comme une faim
A nos envies foraines, notre besoin de demain.

A nos doctrines peu sérieuses, nos constructions de sable.
Aux paramètres imprévus, au bordel organisé
A nos sciences inexactes, celles qu'on ne peut pas prévoir
A l'inexactitude de nos sens, qu'on ne peut pas voir de près.
A notre angoisse de naître, n'être plus, mettre bas
des idées en pagaille aux facteurs inconnus.
A nos compétences d'incapacité, notre volonté d'être là,
Sans que personne pourtant ne l'ait vraiment voulu.

Aux oubliés, affamés, aux dealeurs de sourire
A l'inattendu, aux variables douteuses
Aux religieux de l'âme, aux théologiens du désir
A l'un attendu et puis l'autre amoureuse
Aux dogmes assassins qui voudraient nous finir
A tout l'inexploré, aux mystiques de l'avenir
A cet espoir intrinsèque d'une renaissance
La découverte tardive du chaînon manquant
Une surdose dans les veines d'un résidus d'essence
La certitude organique que quelqu'un t'attend

Les sciences inexactes
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19h17

Publié le 9 Octobre 2014 par Santakam

Ruine-moi
En un battement de cil.
La bruine des mois
de nos hivers hydrophiles
injecte en moi
des battements de cœur
dont même le grand émoi
ne peut se faire agitateur.

La rancœur boit
nos larmes de plomb.
Dans le rang des peurs, rends cœur et bois,
nos armes de fondation.

En guise de mots, j'ai mille étoiles
cachées tout près, sous mon blouson.
Déflore l'étau des fleurs du mal
qu'elle porte dans la nuque, en constellation.
Le silence est d'ores
et déjà menteur.
Mieux vaut tard que mort-
tellement rageur.

Nos humeurs vagabondent.
Pillent les émotions des passants.
La peur de la perte est féconde
quand il s'agit de nos bras dépassants
des plis de quotidien
aux ourlets de surprise.
Le replis des instincts,
l'abandon de nos mises.

19h17
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