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Toi, tu creuses.

18h13

Publié le 22 Septembre 2014 par Santakam

Elle était sa paix, son calme
Le charme des plaies incandescentes
La main qui empêche de couler le napalm
Son "pourquoi", son "parce que", la meilleure de ses descentes.

Indécente, cette part féminine accusatrice
Cette manière de dire "Je sais ce que tu as fait, je l'ignore, je le devine et je m'en fiche"
Il cherche alors le pardon dans les reins de cette actrice
Le plus beau purgatoire, où l'amour et la peur se nichent.

Elle vient du coton, un truc pur, presque agaçant
Morceau de fille spontané, naïf et natif
Qui se heurte en douceur à ce brun décapant
Sans histoire, sans idylle, juste tranché dans le vif.

C'est l'expérience, la tentation, le contrôle qui dégénère
Ils s'apprennent, se comprennent et se quittent sans tactique
C'est le coton, sur le papier de verre
L'émulsion de deux cœurs qui battent en acoustique .

Cette fille n'est au départ qu'un jeu,
Un truc non homologué.
Elle parle, pour deux,
Mais il est le seul à l'embrasser.
Et les lèvres se font aveu,
Presque brûlant
Qu'importe la taille des bleus,
Ils seront tous les deux perdants.

Ce garçon est l'Aventure brisée
Un liste intrinsèque d'écorchures et d'envies
Creusées par le sel des illusions sales et décolorées,
Que traduit l'abstinence du ressentis.
Combat implicite, rapport de force total,
Que la désespérance peut rendre espoir
La main dans sa nuque, l'autre dans ses dorsales
D'une violence feinte, d'une beauté rare.

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