Voir n'est pas savoir. Sachez-le.
Si tel était le cas, l'on se serait arrêté à l'image du sauvage que représentaient les peuples indigènes fraichement déracinés de leur terre pour arriver en occident. L'on continuerait de penser que la Terre est le centre de l'univers. Qu'il n'y a, ni dieux, ni croyances autres que celle que l'on a sous nos yeux.
Mais surtout, à l'espoir qui se cache, l'aide et la loyauté encore timides, les actes héroïques fous, forts de chacun partout et tout le temps, l'on substituerait les guerres politiques, coloniales, religieuses, civiles, territoriales, l'hypocrisie, le laid, la douleur, l'avarice, le pouvoir et la loi du plus fort qui se dresse devant nous.
Ce sont leurs guerres, pas les miennes. Ils sont forts car nous les laissons l'être. Nous sommes durs parce qu'ils nous forcent à l'être.
Je pense que la première des guerres devrait être celle que l'on mène pour conserver sa dignité, sa singularité, son intégrité, l'insurrection à un mouvement donné.
L'étranger c'est l'autre, l'étrange ce que l'on ne connait pas. Et l'ignorance tue.
C'est nous contre un savoir fait de vacuité et d'égo.
Voir n'est pas savoir, voir n'est pas connaitre. Vivre c'est comprendre.