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Toi, tu creuses.

L'un, capable

Publié le 14 Janvier 2015 par Santakam

L'un, capable


Il l'a priée hier, mais bien moins que demain. Quand il la prit sans air, les poumons marins,
des algues blanches entouraient ses poignets, ses yeux étaient baissés pour ne point nier. Il apprit tout fier comment ferrer sa proie. A franchir, à servir et même troubler parfois. Penser ses blessures comme des trophées de guerre qu'il a trop fait naguère et panser ses sutures.
Se rendre l'un a l'autre n'était pas une option. Car s'éprendre quand l'un n'a l'autre que parce qu'il n'a d'option qu'adopter l'irruption de cet autre, ne mène autrement qu'à ce que l'autre mente. Alimente des moulins de vents contraires. Un espoir devant toute nuit, toujours, être contre, damné par Terre.

Tout vient à point à qui sait. La tendre est boudeuse.
Dans son ventre résonnent des pas. Pillons l'amoureuse.
Colonisateurs au manque d'amer.
Tumeur des sens. Elle désespère.

La surprise de son corps est pourtant souveraine. Pour tant de victoires à la Pyrrhus donnant la migraine. Un trou bleu dans la poitrine et l'éveil de l'instinct. Des ecchymoses dans le cœur, il finira sans gain.

Que sa jeunesse est belle, le temps passé est bon.
Il embrasse de son être chaque part, celles qui l'embrasent pour de bon.
Sous ses ongles d'éprise, ses os par onde se brisent
Se pourrait-il alors qu'elle l'intellectrise ?

Il re-tente, renouvelle, un re "nous" avec elle. Renoue, repenti pour un à "deux" venir.
Un capable rattrapable qui part, donnable peut rire
Et le complot par faits est peut-être un prévu.
Mais le crime parfait c'est l'amour imprévu.

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