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Toi, tu creuses.

19h04

Publié le 16 Mars 2015 par Santakam

19h04

C'est l'histoire de cet impossible que nous brûlons de concrétiser.
La chose irréalisable que nos fantasmes ont épuisée.
Ce que l'imaginaire n'a pourtant pas encore délavé
Quand la douille de courage se barre au moment d'armer

Ce peut-être ma peau après le combat
Ton bonheur que l'être abscons bat.
Un chaos qui accouche l'absolution
Un terreau de mauvais nerfs qui fait pousser la solution

Moi j'aime qu'on sache que je t'attends.
J'aime qu'on devine que je m'éprends
De toute une partie de ta structure
et que j'en force les ouvertures.

J'aime que nos échappées soient vaines.
Et prendre la fuite comme une aubaine.
Tenter, tant qu'est l'escapade
de mes lèvres sur ton arcade.

J'adore qu'on me pense perdue
Que la corde sensible m'ait pendue
Que nos contours valsent à des branches
Inspirant la phobie des feuilles blanches.

L'automne alors, peut bien se marrer
et nous lui ferons concurrence
A croire au final que le fer, plaît
Et les soupirs sont en carence

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Premier documentaire : Déchiffrer des lettres

Publié le 4 Février 2015 par Santakam

Premier documentaire de Tess Dilouya et Camille Carlier, "Déchiffrer des lettres" traite en 13 minutes de l'illettrisme en France.
"2,5 millions de personnes sont touchées par l'illettrisme en France. Cela représente 7% de la population.
Des adultes, qui en sortant d'un cursus scolaire commun à tous, ont perdu des savoirs qu'ils avaient acquis.
Qui sont ces invisibles de la société française ?"

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L'un, capable

Publié le 14 Janvier 2015 par Santakam

L'un, capable


Il l'a priée hier, mais bien moins que demain. Quand il la prit sans air, les poumons marins,
des algues blanches entouraient ses poignets, ses yeux étaient baissés pour ne point nier. Il apprit tout fier comment ferrer sa proie. A franchir, à servir et même troubler parfois. Penser ses blessures comme des trophées de guerre qu'il a trop fait naguère et panser ses sutures.
Se rendre l'un a l'autre n'était pas une option. Car s'éprendre quand l'un n'a l'autre que parce qu'il n'a d'option qu'adopter l'irruption de cet autre, ne mène autrement qu'à ce que l'autre mente. Alimente des moulins de vents contraires. Un espoir devant toute nuit, toujours, être contre, damné par Terre.

Tout vient à point à qui sait. La tendre est boudeuse.
Dans son ventre résonnent des pas. Pillons l'amoureuse.
Colonisateurs au manque d'amer.
Tumeur des sens. Elle désespère.

La surprise de son corps est pourtant souveraine. Pour tant de victoires à la Pyrrhus donnant la migraine. Un trou bleu dans la poitrine et l'éveil de l'instinct. Des ecchymoses dans le cœur, il finira sans gain.

Que sa jeunesse est belle, le temps passé est bon.
Il embrasse de son être chaque part, celles qui l'embrasent pour de bon.
Sous ses ongles d'éprise, ses os par onde se brisent
Se pourrait-il alors qu'elle l'intellectrise ?

Il re-tente, renouvelle, un re "nous" avec elle. Renoue, repenti pour un à "deux" venir.
Un capable rattrapable qui part, donnable peut rire
Et le complot par faits est peut-être un prévu.
Mais le crime parfait c'est l'amour imprévu.

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Ne, n'est, pas, femme.

Publié le 21 Décembre 2014 par Santakam

Ne, n'est, pas, femme.

On a beau tenter de se vouloir toujours meilleure, bousculer un code génétique qui nous fait peur, parfois le fait d'être Femme nous déplaît. Une corruption de majuscule que l'on connaît.

De Beauvoir, Buisson ou Davis ont bien tenté, de croire en nous, de nous faire croire cette liberté.
Faire croître le germe du goût de la difficulté. Choisir de se poser ou non comme un objet. Oui mais j'ai une bombe à retardement dans le bassin. Un truc comme on ne naît pas Femme, on le devient. Parce qu'on ne naît pas femme on le devine. Non, on ne s'éclate pas qu'entre "copines". Malgré certains arguments au creux des reins, ba on est pas encore cette Femme tu le sais bien.

A la recherche de cet alter ego que notre ego altère. On cherche, on trouve, et puis un jour on se re-perd. Des alter échos qu'on ne peut plus entendre. Cupidon se cache, tout le monde veut le descendre.
Depuis toujours il est deux poids de mesures. Usure de poids, étendard des standards de la démesure. On ploie parfois et même toujours sous des dictons. Sous les lois des contours et des mensurations.
Ma chair est tendre, je suis une bonne enchère. Mais devant tous ces corps je deviens sans repères. Je suis sûre pourtant que je vaux quelque chose. Mon pesant dort, dans le lit loin des délires anamorphoses.

On choisit de se fendre à vivre et de s'aimer. D'aimer le vivre ensemble et de semer, de quoi assurer l'existence de nos bipèdes. Même si la Femme ne le veut pas il faut qu'elle aide.
Car c'est l'horloge bio et logique qui veut cela. T'es mal réglée? C'est pas grave on décide pour toi. Car l'or loge entre tes hanches tu n'y peux rien. On ne naît pas pondeuse on le devient.


Moi je veux devenir un de ces grands Hommes mais je vous jure, ce n'était pas moi pour la pomme. Je veux devenir Zola ou Maupassant. Mais je vous jure encore, je n'sais pas parler aux serpents. Je veux une carrière impressionnante et sans facilité. Moche, jolie ou bien accidentée.
Je veux être riche de tout, bien entourée comme une artiste du risque, épaisse ou bien roulée.
Je partirai alors dans une belle fumée, où la nature du sexe ne sera plus qu'idée.
Abstraite, un peu confuse, fut-elle con ou bien pensante. Confondue avec les mémorables, les gens d'art du légendaires. Des courants-d'art dans les poumons, mon pouls bat autant que mes soeurs qui veulent choisir quelle femme elles seront quand un jour il sera l'heure.

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Portrait de Yves pour Sans A

Publié le 17 Décembre 2014 par Santakam

La rue, Yves la connait depuis toujours. Durant notre entretien avec lui, à de nombreuses reprises, les passants se sont arrêtés. Soit piqués au vif par le jeune homme qui voit dans la provocation la seule manière de se faire entendre ou bien par curiosité. Plusieurs types de conversation se sont tenues. Dans toutes, il y avait une interrogation, celle sur son mode de vie. Yves n’a pas choisi de ne pas travailler. De ne pas prendre part au tourbillon de gens qui s’engouffrent chaque jour dans la gorge infâme et gonflée du métro. Car Yves travaille, dès qu’il le peut

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Algorithme de la passion et théorie du risque

Publié le 9 Novembre 2014 par Santakam

Algorithme de la passion et théorie du risque

Prise pour acquise, cette relation, bien mal apprise
qui se régule au diapason
de ce pourquoi, quand le vent brise,
on décide que l'on va faire front.

Mon ex accuse, mes excuses d'être émotif
Mes délits, dont il délie cent fois encore les motifs
Récuse et signe avec ardeur mon expulsion
La tragédie des corps, les ex et leurs pulsions.

Melalcoolique de ces moments dont la mémoire,
veut faire un feu pour le symbole, un défouloir.
Il m'a gardé une place au chaud, dans ses papiers.
J'ai beau tenter, j'ai beau vouloir, mais je n'ai pas pieds.

C'est l'algorithme des gens heureux.
L'égo-rythme des gens sérieux
L'attention qui est palpable
Des intentions qui nous accablent.

Mon extra. Mon terrestre. Le contrat du contre
à tous nos gestes.
Je sonde, mon ex prie l'aveu que sexe prime
La primauté du sextant sur nos doutes existants.

Les gens qui étudieront notre époque,
commenceront alors par nos faits d'hiver.
Nos printemps balcooliques qui se disloquent.
Puisque toujours pour nous il faut le fer.

Nos mensonges se feront les meilleurs outils.
L’idéal, d'un deal fatal vers le pardon.
Ce sera pour l'extérieur la ronce au fusil,
Ou bien ta chair dans le canon.

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Les sciences inexactes

Publié le 10 Octobre 2014 par Santakam

A nos sciences inexactes, celles qu'on ne peut pas prévoir.
Au brûlis de nos corps calcinés sous le feu des projecteurs.
A nos sciences innées, nos êtres inactivés
A ce que l'on bâcle avant même d'avoir commencé, au futur vendeur
A nos sciences peu connues, à l'étude douloureuse
A nos sciences inexactes, celles que l'on aime dangereuses.
L'étude de nos liens, la thèse du désengagement,
Nos monnaies d'amour, notre amour de l'argent..
Nos liens frelatés et nos cœur éraflés.
Je brûle nos décors sous le froid embrasé.
A nos sciences inexactes, cultivées comme une faim
A nos envies foraines, notre besoin de demain.

A nos doctrines peu sérieuses, nos constructions de sable.
Aux paramètres imprévus, au bordel organisé
A nos sciences inexactes, celles qu'on ne peut pas prévoir
A l'inexactitude de nos sens, qu'on ne peut pas voir de près.
A notre angoisse de naître, n'être plus, mettre bas
des idées en pagaille aux facteurs inconnus.
A nos compétences d'incapacité, notre volonté d'être là,
Sans que personne pourtant ne l'ait vraiment voulu.

Aux oubliés, affamés, aux dealeurs de sourire
A l'inattendu, aux variables douteuses
Aux religieux de l'âme, aux théologiens du désir
A l'un attendu et puis l'autre amoureuse
Aux dogmes assassins qui voudraient nous finir
A tout l'inexploré, aux mystiques de l'avenir
A cet espoir intrinsèque d'une renaissance
La découverte tardive du chaînon manquant
Une surdose dans les veines d'un résidus d'essence
La certitude organique que quelqu'un t'attend

Les sciences inexactes
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19h17

Publié le 9 Octobre 2014 par Santakam

Ruine-moi
En un battement de cil.
La bruine des mois
de nos hivers hydrophiles
injecte en moi
des battements de cœur
dont même le grand émoi
ne peut se faire agitateur.

La rancœur boit
nos larmes de plomb.
Dans le rang des peurs, rends cœur et bois,
nos armes de fondation.

En guise de mots, j'ai mille étoiles
cachées tout près, sous mon blouson.
Déflore l'étau des fleurs du mal
qu'elle porte dans la nuque, en constellation.
Le silence est d'ores
et déjà menteur.
Mieux vaut tard que mort-
tellement rageur.

Nos humeurs vagabondent.
Pillent les émotions des passants.
La peur de la perte est féconde
quand il s'agit de nos bras dépassants
des plis de quotidien
aux ourlets de surprise.
Le replis des instincts,
l'abandon de nos mises.

19h17
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18h13

Publié le 22 Septembre 2014 par Santakam

Elle était sa paix, son calme
Le charme des plaies incandescentes
La main qui empêche de couler le napalm
Son "pourquoi", son "parce que", la meilleure de ses descentes.

Indécente, cette part féminine accusatrice
Cette manière de dire "Je sais ce que tu as fait, je l'ignore, je le devine et je m'en fiche"
Il cherche alors le pardon dans les reins de cette actrice
Le plus beau purgatoire, où l'amour et la peur se nichent.

Elle vient du coton, un truc pur, presque agaçant
Morceau de fille spontané, naïf et natif
Qui se heurte en douceur à ce brun décapant
Sans histoire, sans idylle, juste tranché dans le vif.

C'est l'expérience, la tentation, le contrôle qui dégénère
Ils s'apprennent, se comprennent et se quittent sans tactique
C'est le coton, sur le papier de verre
L'émulsion de deux cœurs qui battent en acoustique .

Cette fille n'est au départ qu'un jeu,
Un truc non homologué.
Elle parle, pour deux,
Mais il est le seul à l'embrasser.
Et les lèvres se font aveu,
Presque brûlant
Qu'importe la taille des bleus,
Ils seront tous les deux perdants.

Ce garçon est l'Aventure brisée
Un liste intrinsèque d'écorchures et d'envies
Creusées par le sel des illusions sales et décolorées,
Que traduit l'abstinence du ressentis.
Combat implicite, rapport de force total,
Que la désespérance peut rendre espoir
La main dans sa nuque, l'autre dans ses dorsales
D'une violence feinte, d'une beauté rare.

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17h28

Publié le 22 Septembre 2014 par Santakam

Il me dit "Je suis cosmonaute,
Ca vend du rêve aux gars de comptoir."
Alors, j'acquiesce, c'est pas ma faute,
Si cet homme m'a semblé bizarre.

"Petit, j'avais promis à une fille la lune.
Tu vois ? Je tiens quand je jure.
Elle a fini par se faire la belle, ma brune,
Avec un vendeur de voiture.

Tu sais les étoiles sont toutes pareilles"
Qu'il me souffle d'un air triste.
Puis il me chante là, à l'oreille,
"Mais j'ai un secret, je suis pianiste".

"Tous les soirs, je m'fais des orgies.
De sons, de notes, de mélodies.
J'suis fait pour ça, c'est trop navrant,
j'aurais du m'être un peu plus franc.

Moi la lune j'en ai rien à faire.
Je lui plais pas, elle me laisse de glace.
Je préfère quitter l'atmosphère,
Faire de ses courbes ma carapace."

Il est beau mon cosmonaute.
A lui tout seul, c'est un jeu de piste.
Et je m'accroche, c'est pas ma faute.
J'aime son secret, j'aime le pianiste.

Dernier cul sec, pianotant sur le bar
Il cherche son La, intensément
Et en moi tout s'affole, se barre.
Je peux devenir son instrument.

Seulement, il est triste mon Beethoven.
Il a pas l'air qui veut s'marrer.
Le feu des notes ne brûle pas les peines.
Et son être vibre, désaccordé.

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